Découvrez la richesse spirituelle de la pauvreté évangélique dans la tradition carmélitaine
Peut-on parler de la pauvreté comme d’une vertu dans un monde et un temps où l’une des premières tâches qui s’imposent est de lutter contre toute forme de pauvreté ? Cette pauvreté engendre, trop souvent, le délabrement psychique et la misère morale, car un minimum de bien-être est nécessaire à la vertu, comme l’a si bien dit saint Thomas d’Aquin.
Les laïcs du Carmel ne font pas vœu de pauvreté, car les Communautés Carmélitaines séculières sont ouvertes à tout chrétien sans distinction. Or les situations familiales, sociales, professionnelles peuvent exiger une certaine aisance. Et le devoir de solidarité ne semble pouvoir s’exercer que si l’on a quelque bien à partager. Il n’en reste pas moins qu’il est recommandé à ces laïcs une attention particulière à la « béatitude de pauvreté ». La pauvreté évangélique n'est pas une privation ou une misère, mais un choix libre et joyeux de détachement des biens matériels pour mieux s'attacher à Dieu. C'est une pauvreté qui enrichit l'âme.
"Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des cieux est à eux" - Matthieu 5,3
Le détachement des biens matériels pour éviter qu'ils deviennent des idoles qui nous éloignent de Dieu.
La reconnaissance de notre dépendance totale envers Dieu et de notre incapacité à nous sauver par nous-mêmes.
L'humilité qui nous fait reconnaître nos limites et notre besoin constant de la grâce divine.
Choisir la simplicité dans nos possessions et notre mode de vie, en évitant le superflu.
Partager nos biens avec ceux qui sont dans le besoin et donner de notre temps et de nos talents.
Cultiver un détachement intérieur qui nous libère de l'emprise des biens matériels.
Je sens bien que ce n'est pas cela du tout qui plaît au Bon Dieu dans ma petite âme, ce qui lui plaît c'est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c'est l'espérance aveugle que j'ai en sa miséricorde… Voilà mon seul trésor.
"Que rien ne te trouble, que rien ne t'épouvante, tout passe, Dieu ne change pas, la patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit"
"Une vie dans l’abondance et le confort bourgeois est en contradiction avec l’esprit d’une sainte pauvreté et sépare du Pauvre crucifié"
" Quand je n’ai pas d’occasions je veux au moins Lui dire souvent que je l’aime, ce n’est pas difficile et cela entretient le feu, quand même il me semblerait qu’il serait éteint, ce feu d’amour, je voudrais y jeter quelque chose et Jésus saurait bien alors le rallumer.""